La Seyne-sur-mer

Une conjonction de la gauche et du FN aboutit au vote d’une rue Yasser-Arafat

Sur le plan strictement politique, FN et PS/PC à la Seyne sont capables de faire de grossières erreurs en dénommant une rue Yasser Arafat.

Yasser Arafat était un terroriste responsable du massacre des athlètes juifs aux jeux olympiques de Munich, contrairement à Shimon PERES et Yitzhak RABIN, anciens premiers ministres israéliens avec qui il a reçu en 1994 le Prix Nobel de la paix.

Il a détourné 898 M$ à son profit (…FMI).

En créant une rue Yasser Arafat, quel exemple donnons nous à la jeunesse de Berthe ?

Considérons nous que Yasser Arafat est un bon exemple à suivre ? Corruption, violence, c’est ça l’exemple pour notre jeunesse ? ARAFAT ce n’est pas MANDELA, c’est un voyou qui n’est pas un bon exemple pour la communauté musulmane.

Il ne faut faire aucun parallèle entre la revendication palestinienne et la revendication musulmane en France. C’est un raccourci dangereux et dénué de sens. Et c’est pourtant l’image que donne le baptême de cette rue Yasser Arafat, la haine, la guerre, et surtout une image brouillée pour la Seyne.

Je parle rarement de religion, mais puisque nous sommes entre nous, je vais vous dire quelle est ma ligne de pensée sur ce sujet délicat:

Au 20ème siècle, la république laïque s’est développée en grande partie sur le refus de son passé catholique.

Cette république laïque s’est autorisée – car elle pensait porter les valeurs de la civilisation – à coloniser certains pays voisins, et en particulier les pays du Maghreb.

Mais aujourd’hui, ce modèle s’est effondré et il ne reste que l’auto-flagellation de notre passé impérial, un laïcisme démesuré et une incapacité de la république à porter une espérance nationale.

Il n’y a plus d’élan historique pour notre jeunesse, plus de service militaire non plus d’ailleurs pour apprendre aux jeunes les valeurs de la République Française, alors que les jeunes ont souvent envie d’héroïsme que la république ne propose plus.

De surcroît, en autorisant la double nationalité, on fait croire aux gens que leurs racines sont ailleurs.

Nous vivons dans un pays aux racines judéo-chrétiennes. A nos côtés l’Islam pratiqué par 5 millions de français, est encore une religion où le « sacré » est fossilisé, comme un totem intouchable.

Face au colonialisme et à l’impérialisme occidental, l’Islam s’est longtemps replié sur lui-même.

Mais ce temps là doit se terminer et les jeunes musulmans doivent rentrer dans une période de transition.

On ne peut pas vivre chez nous sa religion musulmane comme on la vivait il y a 1000 ans dans la péninsule arabique.

Une religion peut évoluer vers une civilisation de liberté de conscience compatible avec la vie spirituelle.

Les quelques versets violents du Coran obligent nos amis musulmans à prendre de la distance vis-à-vis des textes excessifs, car ils ont aussi un droit d’interprétation de ces textes.

Vous savez je suis protestant et lorsqu’il y a 5 siècles certains ont considéré que le catholicisme était trop rétrograde et qu’il devait évoluer, ils l’ont dit haut et fort.

La religion musulmane ne vient pas du même lieu de civilisation que nous, c’est-à-dire l’Europe. Nous devons donc l’aider a trouver un équilibre compatible avec nos valeurs et notre mode de vie.

Et s’il est clair que notre héritage est avant tout judéo- chrétien, tout cela doit se faire dans le respect réciproque des croyances de chacun.

Alors comme la laïcité est devenue un facteur de division, je rejoins le philosophe Abdennour BIDAR lorsqu’il dit que seule la « fraternité » peut conduire au ressaisissement collectif dont la France a besoin.

Et je ne crois pas du tout que le parcours de Yasser Arafat, soit un parcours de fraternité : c’est un parcours de violence et de corruption. Yasser ARAFAT n’est pas Martin Luther KING, un homme de paix et de tolérance.

Je m’étonne que le Maire, un homme cultivé, fasse cette énorme faute politique.

Un point encore : il ne faut pas considérer que la population musulmane de France soit obligatoirement liée à l’Islam.

Il y a comme chez les chrétiens une liberté et une diversité profonde regroupant des croyants, d’autres moins, et des non croyants.

Le but est d’inventer un « humanisme » que l’on partage avec nos racines et nos héritages sacrés.

Voilà ce que je voulais dire sur cette triste histoire de la Rue Yasser Arafat, contre laquelle j’irai en justice s’il le faut et que nous débaptiserons dès notre arrivée à la Mairie en 2020.

http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/2015/07/13/25001-20150713ARTFIG00223–la-seyne-sur-mer-la-rue-yasser-arafat-n-est-pas-du-gout-de-tous.php?

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